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Les différences homme-femme en entrainement, existent-elles vraiment?

C’est un fait, de façon générale, les hommes atteignent de meilleures performances dues aux avantages physiologiques naturels qui leurs sont donnés, dès la naissance, dans leur bagage génétique. Mais est-ce possible qu’une femme puisse atteindre le même niveau de performance qu’un homme naturellement? Penchons-nous un peu plus sur ces différences physiologiques avant de tirer des conclusions.



Remontons quelques années en arrière.


Dans le début des années 70, l’entrainement musculaire n’était pas considéré comme étant une avenue nécessaire et intéressante au bien-être et à la performance dans le sport chez la gente féminine. Dû au faible taux en testostérone chez la femme, on ne considérait même pas qu’une amélioration musculaire puisse être possible. Merci à la science qui a su démontrer petit à petit que l’augmentation de la force musculaire permettait aux femmes d’être plus compétitives dans leur performance sportive. Malheureusement, encore aujourd’hui, cette mentalité ancestrale du corps de la femme masculinisé reste perceptible dans l’imaginaire collectif dès l’apparition d’une masse musculaire (aussi minime soit-elle). Plusieurs mouvements sportifs encouragent le modèle de la femme athlétique et ils connaissent un essor rapide et positif. Fait intéressant, ce n’est que depuis les Jeux olympiques de Londres en 2012 que chaque pays représenté comptait au moins une femme dans leur rang. Ceci étant dit, les différences entre les hommes et les femmes ont toujours été claires, mais peu sont ceux qui savent et comprennent vraiment leur origine.


La force musculaire, un combat gagné d’avance?


En terme de force, certaines études ont montrés une différence de force chez l’homme, pour les membres supérieurs, de plus de 40%, mais cet écart tend à diminuer pour les membres inférieurs, seulement 25 à 30% plus faible (1). Ces résultats s’expliquent assez simplement par les dimensions corporelles (% de la masse musculaire) obtenu grâce à des taux hormonaux complètement différents et grandement supérieurs au niveau de la testostérone chez l’homme (voir tableau).

Par contre, il n’est pas rare que des femmes de poids moyens soient capables de générer plus de force qu’un homme de poids moyen. L’expérience en entrainement peut avoir le dessus sur un homme moins entrainé. Donc, l’importance du recrutement neuromusculaire ainsi que la synchronisation des unités motrices jouent un rôle essentiel sur la force musculaire générée.

En d’autres mots, il est possible d’apprendre à notre corps à bien utiliser nos acquis!


Les fonctions cardiorespiratoires, un avantage génétique.

Écart de VO2 max hommes-femme (%) Tableau 2

Des études révèlent que les femmes ont des fréquences cardiaques au repos plus élevées que celles des hommes pour tout exercice sous-maximal, mais dans une situation où les fréquences cardiaques sont maximales, les chiffres sont sensiblement les mêmes (2). La taille du cœur et des poumons fait, encore une fois, une différence indéniable sur les performances. La dimension réduite du système cardiorespiratoire féminin ne lui permet donc pas d’avoir un volume sanguin équivalent (3) à celui de l’homme. Autrement dit, chaque battement cardiaque apporte légèrement plus d’oxygène vers les muscles du corps masculin durant un même effort.

Jetez un œil sur les performances recueillies, au niveau élite, dans le tableau suivant représentant des temps pour des efforts de longues durées chez la femme et l'homme.


Et la flexibilité ?


Le corps des femmes est naturellement plus souple que celui des hommes. Les articulations ont une flexibilité supérieure entre autre dû aux ligaments plus élastiques, reliant les os les uns avec les autres. Même si l’homme a su y faire sa place, les sports à dominance artistique sont surreprésentés par la femme en raison des avantages physiologiques, par exemple, dans la gymnastique ou le patinage artistique. De plus, la femme étant plus petite de façon générale, elle bénéficie d’un centre de gravité plus bas. Idéal pour effectuer des acrobaties dans une discipline comme la poutre en gymnastique où l’équilibre est la composante la plus importante entre une chute et un saut réussi.


L’entrainement au froid, qui est le plus avantagé?


Pour des niveaux d’entrainement similaires, la femme est avantagée à l’exposition au froid. Malgré qu’elle génère moins de chaleur que l’homme en raison d’une masse musculaire moins importante, la masse adipeuse sous-cutanée permet de mieux conserver la chaleur produite.


Et durant l’enfance?


Les différences homme et femme ne seront pas perceptibles avant un stade avancé dans la puberté. Avant 10 ans, le garçon et la fille auront les mêmes composantes physiologiques pour progressivement se développer. À ces âges, ces petits humains sont tellement semblables que les faire jouer dans la même équipe ne changerait pas la finalité du jeu.


Comme vous avez pu le constater beaucoup de caractéristiques doivent être considérés avant de pouvoir apporter un comparatif intéressant entre les genres. Il est important de noter que nous avons comparé la femme et l’homme sur le plan physiologique uniquement, mais l’aspect psychologique apporte des changements tout aussi considérables sur le résultat des entraînements.


En espérant que ces explications ont pu vous éclairer sur les différences physiologiques existant entre l’homme et la femme.


Jason Dunn



Références

1. Wilmore, J., Costill, D. and Larry Kenney, W. 2008. Physiology of sport and exercice. 4e ed. De boeck. (1)

2. Joyner MJ1. Physiological limits to endurance exercise performance: influence of sex. J Physiol. 2017 May 1;595(9):2949-2954. (2)(3)